« Les eaux profondes » sur Médiapart

J’ai eu envie de vous partager l’article au sujet des « eaux profondes », paru dans Mediapart hier.

Un article signé Cédric Lépine. Bonne lecture!

(Vous pouvez aussi cliquer ici pour lire l’article directement sur le site de Mediapart)

« Les Eaux profondes » un film d’Alice Heit

L’origine de la vie sur Terre est aquatique et le lien à cet élément fondamental est sans cesse rappelé à l’être humain dans sa plus profonde intimité. Puisqu’il y a cette adéquation forte entre l’eau et la vie, quoi de plus naturel chez la détentrice du pouvoir de concevoir la vie de faire émerger la fontaine de jouvence ?

"Les Eaux profondes" d'Alice Heit © Alice Heit « Les Eaux profondes » d’Alice Heit © Alice Heit

Le cinéma recèle de fantastiques expériences lorsque l’on ose sortir des chantiers battus de la production classique de faire et de réaliser des films. Fraîchement sorti des eaux de sa conception, Les Eaux profondes est un documentaire expérimental, un essai et avant toute chose une œuvre de cinéma. Alice Heit, réalisatrice de ce moyen métrage, mène une patiente investigation sur un phénomène proprement féminin encore peu audible et que certains associent à une identité spécifique : la femme fontaine. Cette recherche la conduit à recueillir les témoignages de nombreuses femmes, qui deviennent alors les conteuses d’une histoire qui relie chacun de nous à la nuit des temps. Du singulier à l’universel, l’art du récit se tisse ici patiemment, comme les fils d’une longue tapisserie contenant un bout d’histoire de l’humanité. Et peu à peu nous découvrons le tissage qui prend forme sous nos yeux : une invitation à revisiter le plaisir féminin sous un nouvel angle.

L’aptitude à libérer des eaux au moment du plaisir sexuel n’est plus ici une rareté singulière mais une capacité que possède chaque corps de femme. On la retrouve de manière sous-jacente, dans la représentation des divinités, sources de fertilité dans les civilisations anciennes où le féminin était respecté et vénéré…

Mais le parcours est loin d’être sans difficultés, comme l’exprime bien en voix off une femme témoignant au micro d’Alice Heit, car chaque individu est relié à l’histoire transgénérationnelle d’une lignée de femmes violées, et aucune lignée n’est indemne de l’ordre patriarcal du monde dans lequel nous baignons. Cependant, chaque individu est également en mesure de guérir de ses blessures… et s’ouvre alors un chemin de réconciliation de la femme avec elle-même, corps et âme…

"Les Eaux profondes" d'Alice Heit © Alice Heit « Les Eaux profondes » d’Alice Heit © Alice Heit

Les Eaux profondes d’Alice Heit est aussi une invitation concrète : celle faite aux femmes de connaître intimement leur corps pour mieux se reconnecter à lui, et par là-même, à leur source intérieure.

Cette démarche d' »empowerment » au féminin, trouve aussi son reflet dans le choix fait par la cinéaste, d’une réappropriation des moyens de production à tous les niveaux de la réalisation du film, tourné en Super8, développé à la main, autofinancé (financement participatif)… tout en intégrant une dimension collective, invitant de nombreuses femmes à expérimenter, à s’exprimer, à trouver du plaisir à faire et à être, au sein de cet espace.

Le Super8 permet de donner naissance à une image sur le support hypersensible de la pellicule, granuleuse, vibrante, se rapprochant de l’aspect tactile de la peau… La nudité des corps et encore moins leur diversité féminine n’ont plus rien de tabou. La cinéaste les filme avec complicité et sororité. Par petites touches, nous faisons l’expérience d’une sérénité intérieure, intime, au temps présent.

"Les Eaux profondes" d'Alice Heit © Alice Heit « Les Eaux profondes » d’Alice Heit © Alice Heit

Alice Heit renoue ainsi avec toute une histoire de l’indépendance au cinéma qui a pris la forme de l’expérimental avec des personnalités comme celles de Germaine Dulac et Maya Deren, ou encore plus récemment Marie Losier. Elle explore toutes les dimensions que le cinéma artisanal lui laisse à portée de main pour créer en connexion étroite avec les éléments qu’elle convoque, comme les corps filmés, qui parlent d’eux-mêmes.

L’animation en stop motion dans Les Eaux profondes convoque, elle aussi, la joie de l’expérience des corps féminins en dehors des tabous puritains, pour révéler leur magie intérieure… Alice Heit fait revivre des déesses antiques après les avoir sculptées et nourries de ses réflexions. La bande-son leur insuffle la vie. Dès lors, l’association de ses représentations divines avec le corps des femmes contemporaines filmées en Super8 réactualise la force intrinsèque et multiséculaire du féminin.

En 1866, Gustave Courbet peignait L’Origine du monde. En 2019, Alice Heit revisite le thème, avec une analyse inédite de la beauté du pouvoir féminin, d’offrir la vie tout autant que le plaisir de la vie, de la même manière que ce que représente l’eau, source de vie et de plaisir.

Alice Heit sur le tournage des "Eaux profondes" © Laurence Mermet Alice Heit sur le tournage des « Eaux profondes » © Laurence Mermet

Les Eaux profondes
d’Alice Heit
53 minutes. France, 2019.
Couleur
Langue originale : française

Avec : Emmanuelle Duchesne, Marie Foulatier, Virginie Brouwers, Muriel Gasnier, Ambre Murard, Jessica Mersch, Éléonore Pichon, Maylis Diot, Enora Rouillé, Lucie Rivoalen, Laurence Mermet, Alisson Alexander, Gabrielle, Véronique, Oriane Germser, Juliette, Pierre Tharrault, Marie Franken, Émilie Lejeune, Blandine Legeard, Soline Désiré, Violaine, Hélène (…)

Témoignages de : Ashley Molco Castello, Laurence Bourgaud, Mélo, Élise, Misungui Bordelle, Andrea de Clerck, Sylvie Verchère Merle, Georgia, Solveig, Aliché, Sophie, Alice Heit, Emmanuelle Duchesne, Muriel Gasnier, Marie Foulatier, Juliette (…)

Scénario, montage, son, production : Alice Heit

Chants : Jessica Mersch, Léone Dethiers, Émilie Lejeune, Alice Heit (…)

Piano et hang : Alice Heit

Tournage images : Alice Heit (avec la participation de Colas Ricard)

Développement pellicules : Alice Heit

Étalonnage images : Yannis Davidas

Mixage son : Stéphane Larrat

Numérisation : 8 numérique Noiseau

Meilleurs voeux 2019 !

Je vous souhaite à toutes et tous mes meilleurs vœux pour 2019! Que cette année soit sous le signe du cœur, que vos bonnes étoiles veillent sur vous et vous guident!

(ci dessous, une étrange et fascinante créature marine, mi-étoile, mi-coeur, avec sa dentelle-mandala de veines-tentacules-racinaires …)

Ce petit billet sera aussi l’occasion de vous donner quelques nouvelles de l’avancée de mes différents projets …

Comme vous le savez déjà sans doute, mon film « les eaux profondes » est désormais terminé, et je travaille maintenant à sa diffusion !

J’ai tenté ma chance en l’envoyant à une douzaine de festivals en France…(c’est un début! Et je croise les doigts! ) Parmi ces festivals il y a des festivals de cinéma documentaire, festivals de films de femmes, et bientôt aussi quelques festivals de cinéma d’animation…

La prochaine étape sera les pays anglophones et hispanophones, mais je dois d’abord terminer le travail de sous-titrage dans les semaines qui viennent…

Il est toujours possible de soutenir le projet, par exemple via l’acquisition de cartes postales et posters du film. N’hésitez pas à passer commande via l’adresse filrouge(arobase)mailoo.org ! (prix de vente : 10€ les affiches et 5€les cartes. Impressions de très belle qualité sur papier d’art à grain)

J’espère également trouver prochainement le lieu qui accueillera la toute première projection du film, qui aura peut-être lieu en Bretagne! Je vous tiendrai informé.e.s!

Pour ceux qui m’ont suivie sur les réseaux sociaux, vous savez que j’ai désormais un compte instagram (« Alice Heit Art ») , n’hésitez pas à vous abonner pour suivre l’évolution de mes dernières créations!

Par exemple, cet hiver est née ma gravure « le rêve du furet », pointe sèche sur Tetrapack. Bien d’autres gravures sont en gestation et attendent leur heure… Je suis bien impatiente de leur donner vie!

D’autant plus que je viens juste d’acquérir de merveilleux outils de gravure : des pointes Matthieu Coulanges (Photos ci-dessous), ainsi qu’une scie pour le cuivre! J’ai tellement hâte d’essayer tout cela!

Car après plusieurs années d’usage intensif du Tetrapack (emballages de jus, de laits, pour ceux qui ne connaissent pas), je voudrais me concentrer maintenant sur la gravure sur cuivre, et réserver le Tetrapack seulement pour mon travail plus expérimental, ludique et en très petite séries ! 🙂

Par ailleurs, les catalogues de mes œuvres sur le thème de « porosités », réalisées lors de ma résidence au Lycée de Suscinio, en collaboration avec le Moyens du Bord, sont encore disponibles, au prix de 20€. N’hésitez pas à m’adresser vos commandes, à filrouge(arobase)mailoo.org…

Du côté de mon atelier de tissage, il y a la grande nouvelle : grâce à un ami ingénieur, je vais sans doute enfin pouvoir remettre en état un vieux métier à tisser Glimakra 16 cadres de 140cm de large, et l’adapter avec un système de pilotage électronique!!! (Youhou!)

Enfin, ne nous emballons pas trop vite, tout cela va prendre du temps, mais… Quelle perspective enthousiasmante! je vous tiendrai au courant de son évolution…

2019 sera donc aussi pour moi l’année de la reprise du tissage, à minima sur mon métier 24 cadres Arm à ratière et clous, et sur mon métier à tapisserie Arm et je m’en réjouis !


Si vous souhaitez venir visiter l’atelier, n’hésitez pas à me contacter – filrouge(arobase)mailoo.org- afin que nous puissions convenir ensemble d’un RDV! je serais ravie de vous faire découvrir les lieux. Vous pourrez également y consulter mes gravures disponibles à la vente!

J’espère vous retrouver bientôt! ici ou là, via les réseaux sociaux, via mail ou en vrai! N’hésitez pas à m’écrire, pour toute question, ou à commenter cet article. Je vous répondrai avec plaisir.

Alice

Nouvelles de Novembre!

Bonjour à vous toutes et tous!

Voici un petit billet matinal pour vous donner quelques nouvelles! Je m’en réjouis car parmi elles, il y en a une attendue depuis de nombreuses années!!! 😉

Alors voilà, j’ai enfin terminé mon film « les eaux profondes »!!! C’est un grand moment!!!!

 

je sors de 3 jours de travail intensif à Paris, en étalonnage (avec Yannis Davidas du Light Cone) et mixage son (avec Stéphane Larrat)…intense, efficace et joyeux!

Je me réjouis beaucoup de le partager avec vous prochainement!!!

La version française est terminée et sera bientôt prête pour la projection!  Il ne me manque plus que les sous titrages à faire pour avoir aussi une version anglaise et espagnole! Merci infiniment à vous toutes et tous, qui m’ont soutenue jusqu’au bout!!!

Si vous avez envie de m’inviter pour projeter le film dans votre région, c’est possible! l’idéal étant tout de même de trouver une salle de cinéma qui accepterait de projeter le film, car il est en format DCP, adapté aux projections en salle! 🙂

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Deuxième nouvelle, plutôt pour les locaux : je participerai au salon Multiples (salon de la petite édition et du livre d’artiste) à Morlaix ce week end!  et je serais heureuse de vous y retrouver!  ci-dessous, une photo de mon stand l’année dernière… il y a des nouveautés!

Multiples #13

Pour venir

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Plaquette M#13

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Troisième bonne nouvelle ! : le catalogue présentant les oeuvres que j’ai réalisées lors de ma précédente résidence (au Lycée de Suscinio, en partenariat avec l’association « les Moyens du Bord »), sera bientôt disponible à la vente, au prix de 20€ (sans les frais de port), 54 pages !

Le nombre de tirages est limité, n’hésitez pas à me passer commande si vous êtes intéressé-e !Capture d’écran 2018-11-09 à 09.05.52.jpg

Je retourne à mes préparatifs du salon de demain, et vous souhaite une très belle journée!

pour finir, voici quelques photos de mon travail à l’atelier cette semaine :

 

Impressions du jour

Cher-e-s follow-er-euse-s! (ça se dit?)

Aujourd’hui, j’ai repris les impressions de certains tirages de la série « porosités ». Travail intense à l’atelier…

Ce matin, j’ai imprimé le 2eme exemplaire sur soie des « larmes de Gaïa », (en utilisant aussi directement des feuilles de tanaisie, eupatoire, fenouil, fougères…)

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« les larmes de Gaïa » tirage 2

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« les larmes de Gaïa » tirage 2, détail.détail

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« Les larmes de Gaïa », tirage N°1.

Le tirage N°2 est brut pour le moment, mais est destiné à être réhaussé de broderies, A minima comme je l’ai fait pour le tirage N°1. Cela ne se voit pas sur la photo! car c’est tout petit…viendront bientôt des photos de détails, pour vous permettre de mieux apprécier!

Cet après-midi, j’ai imprimé 2 exemplaires de la gravure « les mammifères »,  cette fois sur papier (le premier tirage, je l’avais imprimé sur soie)

 

Les mammifères:
Premier tirage « les mammifères », imprimé sur soie.

J’avais imprimé le premier sur soie, et ce tirage est exposé en ce moment à St Jean du Doigt ! Exposition « animal » regroupant 30 oeuvres de 30 artistes sur ce thème : Si vous êtes dans le coin, ne loupez pas cette expo!

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La plaque s’abîmant très rapidement, ne me laissant pas grand espoir d’en imprimer beaucoup…c’est un assemblage complexe et de grande taille ayant nécessité de nombreuses découpes, fragilisant déjà le support dès le départ…

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Encrage de la matrice en tetrapack

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encrage de la matrice en tetrapack, détail

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« les mammifères », tirage N°3

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« les mammifères », tirage N°4

Les matrices (plaques permettant d’imprimer) que j’ai utilisées sont des pointes sèches gravées sur tetrapack (eh oui, les fameux emballages de jus de fruits, laits, etc). Je grave donc à la pointe directement sur le tetrapack, que je découpe et assemble aussi au gré des projets…

Le gros avantage de ce matériau est sa grande malléabilité, qui permet une grande créativité, et ouvre tout un champ d’exploration fantastique!

Son gros point faible est qu’il est très fragile, donc ne permet que très peu de tirages… C’est un peu frustrant, quand on a passé des heures ou même des jours à graver une plaque! Car parfois au bout de 2 tirages il n’est plus possible de rien en obtenir… Avec plus de chance je parviens parfois à 12 tirages ou plus, mais je dois dire que c’est plutôt rare, surtout lorsqu’elle est découpée autrement qu’en format carré ou rectangulaire, car cela la fragilise d’autant plus…

Avec le tetrapack, impossible donc de prévoir à l’avance le nombre de tirages possible! il faut donc imprimer jusqu’à usure de la plaque, pour pouvoir enfin numéroter les exemplaires…

C’est tout pour aujourd’hui, j’espere que cet article vous a plu.

A bientôt! n’hésitez pas à me laisser vos commentaires ou questions, j’y répondrai avec plaisir!

Alice

 

La dernière née!

Après des jours de travail, j’ai le plaisir de vous présenter ma toute dernière aquatinte!

« le cygne » ou « le vilain petit canard », aquatinte sur cuivre.

L’aquatinte est une technique que j’affectionne particulièrement, qui permet de travailler sur des surfaces, et d’obtenir tous les tons de gris jusqu’au noir, alors que le travail à la pointe par exemple,se fait seulement par trait/graphisme. j’aime la profondeur , le travail des lumières que permet l’aquatinte…

Un grand merci au passage à Robert Meeder de l’Atelier Blanc pour m’avoir prêté sa boîte à grains!

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« le cygne » fraîchement imprimé !

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« le cygne » version violette.

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la matrice de cuivre

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matrice de cuivre, détail

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« le cygne » version noire

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Séance photo : « le paradis »

J’entame la préparation de mon premier catalogue d’artiste!

Une édition dans le cadre de ma résidence avec Les moyens du Bord et le Lycée de suscinio, dans laquelle seront présentées mes oeuvres de résidence, sur le thème de « porosités ».

Les catalogues seront disponibles à la vente à l’occasion au prochain salon « Multiples » à Morlaix, où je tiendrai également un stand avec mes gravures : https://lesmoyensdubord.wordpress.com/multiples/

Ce matin, Guy Van Minden m’a fait l’honneur d’une première séance photo à l’atelier. 🙂 Je l’en remercie chaleureusement!

La soie, par exemple, est si vivante, que je trouve agréable de voir ces photos en mouvement, pour mieux comprendre mes oeuvres! (ne grande partie d’entre elles étant imprimées sur soie)…

Voici donc juste quelques photos, pour le plaisir des yeux!

A bientôt!

Alice

PS : l’oeuvre photographiée est « le paradis », pointe sèche imprimée sur soie, déclinaison de tirages uniques.

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Nouvelles des eaux profondes

Cher-e-s ami-e-s! Je vous écris aujourd’hui pour vous donner quelques nouvelles des avancées du film « les eaux profondes ».

Les derniers tournages manquant au montage de mon film ont occupé le début de l’été : encore de beaux moments de partage et de co-création, avec des amies et amies d’amies… les images sublimes sont au rendez vous…je suis comblée!

Merci à toutes celles qui se sont prêtées au jeu! il faut dire que la plage, ou une fontaine sacrée décorée de fleurs, on a vu pire comme lieu de tournage… 🙂

Voici un aperçu de cette merveilleuse fontaine sacrée… un lieu magique…  :

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Et voici un aperçu du tournage à la plage, sur une de mes plages préférées du Finistère… Parmi les figurantes, il y a des amies, et aussi des reproductions de sculptures antiques de diverses époques et civilisations que j’ai réalisées à partir de documents archéologiques! (j’ai adoré faire ça! et j’aime beaucoup l’idée de ne rien avoir inventé! j’ai seulement pris quelques libertés dans l’usage des couleurs parfois)  :

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J’ai passé une autre partie d’été à peindre les galets du générique du film  : en me lançant dans cette idée, je n’imaginais bien sûr pas combien ce serait long! ( 😉 heureusement en un sens car sinon je n’aurais jamais fait ce choix! )… Pas moins d’une centaine de galets ont été nécessaires  ( ! ! ! ) et encore, je me suis restreinte, et je n’ai pas pu remercier tout le monde personnellement ! c’est déjà un peu fou je trouve d’avoir trouvé la patience d’aller jusqu’au bout, et d’y avoir trouvé l’occasion de rendez vous « thés-peinture de galets’ très chaleureux avec plusieurs amies voisines (qui se reconnaîtront, je vous remercie encore du fond du coeur pour votre aide et pour ces bons moments partagés!)

Quant au tournage du générique, il a pu se dérouler sans encombres grâce à l’aide d’un ami (impossible de porter tous ces galets seule jusqu’à la plage = leur poids est insensé!)… malgré un orage intempestif qui est venu s’abattre sur nous en plein tournage ! nous forçant à mettre à l’abri tout le matériel! s’en est suivi un superbe soleil qui a permis des images encore plus belles, d’eau étincelante, en fin de tournage! les joies du climat Breton!

Ensuite, j’ai développé tout ça moi même,  dans mon labo, le laboratoire Spirale (merci au Labo K pour le visuel) :

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Tous ces trésors d’images ont aujourd’hui rejoint Paris, où je les ai confiés aux bons soins des ateliers de numération 8 NUMERIQUE à noiseau  qui se charge de numériser tout en haute définition en vue d’intégrer ces nouvelles images au montage définitif…

Les étapes restantes avant la fin du film sont :

  • la conversion et intégration des dernières images au montage final,
  • le mixage du son,
  • les sous titrages, en anglais et espagnol. les traductions sont déjà prêtes, il ne reste plus qu’à faire les calages sur le film! j’aurais aimé faire également une traduction en allemand, mais je manque de temps. si parmi vous il y a des passionnés qui ont du temps et envie de faire ce travail de calage de sous titres, n’hésitez pas à me contacter! je suis preneuse de coups de main à cet endroit là! Je manque de temps, la réalisation de ce film n’étant pas mon seul projet en cours… 😉
  • l’envoi du tout à Paris, association Light Cone, pour l’export du format DCP pour projection en salle de cinéma!

Et voilà! je n’ai jamais été si près du but, mais il me faut encore perséverer un peu pour les dernières étapes!

Et vous qui me lisez, il vous faudra encore un peu de patience avant de découvrir le film…j’espère qu’il vous plaira! je pense qu’il n’existe plus beaucoup de films réalisés aujourd’hui de manière aussi indépendante/artisanale/fait maison et avec un si petit budget que celui-ci! espérons que cela ait valu la peine!

Je tiens encore à remercier du fond du coeur toutes celles et ceux qui m’on fait confiance et qui m’ont soutenue et me soutiennent encore dans ce projet : sans vous, ce film n’aurait tout simplement pas pu grandir, ni voir le jour!

Je vous souhaite une très belle journée, et à bientôt!

N’hésitez pas à me laisser des commentaires, ou à me contacter, je vous répondrai avec plaisir.

Alice.

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Un grand merci à Soline, Laurence et Pierre pour les photos! 🙂

Nos ateliers ouvrent leurs portes ce week-end !

A l’occasion des journées du Patrimoine du 15 et 16 Septembre 2018, nos ateliers de la Maison Quesseveur, ouvrent leurs portes, Samedi et Dimanche de 15h à 18h !

Nous serions ravies de vous faire découvrir nos univers!

Pour celles et ceux qui ne seraient jamais venus, nous sommes dans le parc au centre bourg, à gauche de la boulangerie de la place du Bourg, à Plouégat Guérand, à 20 minutes de Morlaix 🙂 Au plaisir de vous y retrouver!

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« La maison Quesseveur abritait autrefois un paysagiste, le jardin y était luxuriant. De quoi présager un univers artistique, plein de poésie et de sensibilité. Créé par trois plasticiennes, Myriam Martinez, Alice Heit et Valérie Guillet, « 

Une maison dans son jus

« Acquise au début des années 2000 par la municipalité, la maison avait été en partie restaurée. « Nous avions le projet d’en faire un musée, mais les subventions se font plus rares, souligne Annie Loneux, maire adjoint. Vide depuis plusieurs années, la maison est aujourd’hui consacrée à l’artisanat d’art.  » (Ouest France 24/05/2018)

Voici le dernier article du Télégramme au sujet de nos ateliers partagés :

https://www.letelegramme.fr/finistere/morlaix/plouegat-guerand-des-artistes-comme-a-la-maison-04-09-2018-12068824.php

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Les artistes Myriam Martinez, Alice Heit et Valérie Guillet (de gauche à droite) occupent l’ancienne maison Quesseveur au bourg de Plouégat-Guérand.

À Plouégat-Guérand, une vieille bâtisse bourgeoise, propriété de la mairie, héberge trois artistes en plein bourg depuis un an et demi. L’expérience est jugée très positive par la commune et par les plasticiennes, qui se sentent comme à la maison dans ce nouveau lieu de travail.

Elles s’appellent Myriam Martinez, Alice Heit et Valérie Guillet. La première, 37 ans, fait dans la sculpture et le dessin. La deuxième, même âge, donne plutôt dans la gravure, le cinéma et le tissage, sans oublier aussi le dessin, qui est également la spécialité de la troisième, âgée de 48 ans, connue pour son théâtre de papier, ses éditions de livre ou encore ses gravures.

Il y a un an et demi, ces trois artistes domiciliées dans la région de Morlaix ont investi un local commun, en plein bourg de Plouégat-Guérand. Une bâtisse de caractère construite au XIXe siècle par un médecin. Restée un temps à l’abandon, elle a été rachetée par la mairie il y a une vingtaine d’années. « On a bénéficié de quelques subventions pour la restaurer », indique Annie Loneux, première adjointe au maire de Plouégat-Guérand, en évoquant cette demeure que tout le monde appelle maison Quesseveur, du nom de son dernier propriétaire, ancien pépiniériste. « Elle est belle, entourée d’un jardin et d’un parc », prolonge l’élue qui, avec le conseil muncipal, avait imaginé un temps en faire un musée. Mais les aides financières se faisant de plus en plus rares, l’idée a été abandonnée au profit de l’hébergement d’artistes.

« Chanceuses »

« On s’est inspiré de ce qui se fait à Saint-Jean-du-Doigt, où une propriété communale est occupée par le peintre Ricardo Cavallo », explique Annie Loneux.

Sauf qu’à Plouégat, elles sont trois à avoir installé leur atelier dans la bâtisse aux volumes intéressants. « Un lieu qui se prête à la création », souligne l’élue.

« Un artiste travaille plutôt de manière solitaire. Se retrouver dans un lieu commun, c’est chouette », approuvent les trois plasticiennes, qui ont néanmoins préservé leur petite intimité avec Myriam au rez-de-chaussée, Valérie au deuxième et Alice au premier. « Jusqu’à présent, je travaillais chez moi mais je n’avais pas la place pour mes métiers à tisser », raconte cette dernière. « Moi, je partageais un atelier avec un peintre à Morlaix. Mais c’était un peu cher », poursuit Myriam Martinez en s’estimant, comme ses deux collègues, « chanceuses » d’avoir pu bénéficier de cet hébergement alors que « nombre d’artistes recherchent des lieux ».

Gagnant-gagnant

« C’est très positif », jugent, aujourd’hui, les plasticiennes et la municipalité. « Elles se sont bien intégrées et peuvent travailler sereinement », commente Annie Loneux, en appréciant les portes ouvertes et les stages proposés par les artistes, qui ont animé des ateliers à l’école. « Les enfants ont adoré », constatent les trois collègues, en appréciant l’arrangement trouvé avec la mairie. « On paye les charges mais on n’a pas de loyer. En échange, on fait des interventions gratuites ». Du gagnant-gagnant, en somme.

Contacts

Myriam Martinez au 06 28 25 06 69, Alice Heit via filrouge@mailoo.org et Valérie Guillet au 06 43 39 65 32.

« Rouge » projeté à Paris le 5 Octobre 2018.

Cher-e-s ami-e-s, si vous habitez Paris ou non loin, mon film « ROUGE » sera projeté à Paris le 5 Octobre 2018, à l’occasion des 20 ans du  Festival des cinémas différents de Paris, à la séance spéciale focus#3 qui débutera à 18h. Je me réjouis beaucoup que mon film soit projeté à cette occasion! Vous viendrez?

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● Focus : « Déchets, rebuts, hors de notre vue ! » ●

●Une séance à la croisée des arts plastiques de la performance, de l’art vidéo, du cinéma expérimental, du documentaire, du film d’artiste, du journal filmé. Des œuvres majeures, des classiques du cinéma, des premiers films, des films (perles) rares.

À partir des années 1950, après les décombres de la guerre, face aux mutations de la société industrielle qui produit et rejette en masse les objets du quotidien, de nombreux artistes réalisent des œuvres qui questionnent ce cycle vertigineux.●

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Seance Focus#3, de 18h à 20h à l’Ecole Nationale Supérieure des Beaux-Arts
14 rue Bonaparte (Paris 6e)
Entrée libre


« Rouge » est un film réalisé par Alice Heit en Février 2012. Premier film solo. Récit d’un bouleversement intérieur qui conduit jusqu’à l’intérieur du corps. Le corps n’est pas un lieu séparé du monde, et ici, s’y condensent avec violence certaines des questions redoutables qui se posent aux humains d’aujourd’hui.

Ce film fait partie de la sélection « expériences du regard » aux états généraux du film documentaire de Lussas en 2012.
This film has been produced by Alice Heit, february 2013. This is her first solo film.
Story of an interior upheaval leading inside the body. The body is not a site separate from the world, and at this point violently focus some of the redoubtable questions facing humans today.
« Rouge » belongs ton the « experience du regard » selection during the « etats generaux du film documentaire » in Lussas, France, 2012.

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Voici le programme complet de la séance :

☞ STOCK EXCHANGE TRANSPLANT, Douglas Collins (États-Unis, 1969, 16mm numérisé, 15′)

☞ L’HOMME QUI TOUSSE, Christian Boltanski (France, 1969, 16mm, 3’)

☞ L’HOMME QUI LECHE, Christian Boltanski (France, 1969, 16mm, 2’30)

☞ RESURRECTION, Daniel Spoerri et Tony Morgan(Suisse, 1968-69, 16mm, 9′)

☞ MOTHLIGHT, Stan Brakhage (États-Unis, 1963, 16mm, 4′)

☞ VAGUE BAIGNOIRE, François Gagelin (France, 2015, numérique, 2′)

☞ ROUGE, Alice Heit (France, 2012, Super 8 numérisé, 14′)

☞ EXCAVATION, Avi Dabach (Israël, 2013, numérique, 6′)

☞ L’ILE AUX FLEURS, Jorge Furtado (Brésil, 1989, 35mm numérisé, 13′)

☞ SMASHING, Jimmie Durham (États-Unis, 2004, numérique,extrait)

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Programmé et présenté par Gérard Cairaschi (CJC)

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➸ Ecole Nationale Supérieure des Beaux-Arts
14 rue Bonaparte (Paris 6e)
Entrée libre

➸ lien vers l’évènement facebook : https://www.facebook.com/events/1006953366158572/

le collectif jeune cinéma, festival des cinémas différents et expérimentaux 2018

rouge--alice-heit

 

Les Portes Ouvertes de l’atelier !

Aujourd’hui ont eu lieu des portes ouvertes festives de nos ateliers partagés (Myriam Martinez, Valérie Guillet et moi même) et vous avez été nombreuses et nombreux à nous rejoindre pour découvrir nos univers!

Nous avons été ravies et honorées de vous faire découvrir nos oeuvres dans le lieu où nous les créons, de vous rencontrer et d’échanger avec vous! Cette journée s’est révélée particulièrement agréable, nourrie de tous ces partages, et d’une sorte de douceur dans l’air, un peu magique… peut être aidée par les talentueux musiciens qui ont joué trois cessions de Jazz Manouche particulièrement réussies! le doux parfum des crèpes et galettes y ajoutait aussi son charme et la convivialité!

Merci à vous! cela nous a donné envie de réitérer ce genre d’évènement artistique en musique avec Guests (nous avons eu aussi la chance d’être rejoins par deux artistes photographes dont j’ai beaucoup apprécié le travail!)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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